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L’espoir genevois s’incline en finale face à Maliqaj !

Malgré ses excellentes performances précédentes, dont une nouvelle victoire par k.o. la veille face à Thierry Garibaldi, Yves Tazi Kusongi (23 ans) n’est pas parvenu à forcer le destin en finale du Championnat de Suisse élite 2016 à Martigny. A l’impossible nul n’est tenu, d’ailleurs, et le grand espoir du CP Carouge, qui disputait son 11ème combat seulement face à l’expérimenté Egzon Maliqaj (25 ans), champion de Suisse 2013 et 2014 avec 103 combats au compteur ( !) a dû s’incliner aux points (3-0) face à l’un des meilleurs Suisses en activité.
D’un côté un débutant de première année, de l’autre l’un des piliers du Swiss Boxing Team, champion de Suisse de la catégorie en 2013 et 2014 ! Sur le papier, l’affrontement s’annonçait totalement déséquilibré. Il ne l’a pas été sur le ring où Yves a joué sa carte à fond, bien préparé, motivé et conseillé par ses trois entraineurs David San Antonio, Ricardo Pereira et Macko Kinsona.
yves tazi martigny
D’entrée le match a été dur et intensif, sans doute le meilleur combat de ces finales. Décidé à surprendre son adversaire, Yves a brillé par ses qualités techniques et ses terribles crochets, nullement impressionné par les frappes de Maliqaj qui s’est révélé un rival très physique. Le double champion de Suisse a boxé en force tout en révélant d’évidentes qualités techniques. Face à ses assauts furieux au 2ème round, Yves a réussi quelques superbes esquives, tout en répliquant des deux mains.
yves tazi
Sentant le danger que représentaient les larges crochets d’Yves, Maliqaj a mis la pression, poussant, accrochant pour empêcher l’espoir genevois de développer sa boxe et de placer ses terribles frappes. C’est là qu’est apparu toute la différence de métier, alors qu’il a manqué un petit quelque chose à Yves, quelque peu bousculé, pour créer la sensation du jour. Au passage, Maliqaj s’est révélé comme un fameux encaisseur, tout comme Yves d’ailleurs, ce qui est une bonne surprise et plutôt encourageant pour l’avenir. Cela lui ouvre de très belles perspectives.
Le 3ème round a vu Yves reprendre l’offensive face à un dur au mal qui n’a rien lâché. Il a réussi une très belle fin de combat, ce qui n’a pas suffi à lui offrir la victoire dans l’esprit des juges qui ont tous délivré un verdit en faveur de Maliqaj (3-0)
martigny tazi
La veille, malgré un mauvais départ, Yves avait littéralement atomisé au 2ème round Thierry Garibaldi (Boxwin Sport), plusieurs fois secoué et en difficulté sur des séries très appuyées. Après 2’41 il a réussi à placer un crochet du droit à assommer un bœuf (ko 2ème) qui a mis fin aux espoirs du Genevois. A 23 ans, et pour sa première saison de compétition Yves compte désormais 11 combats, 10 succès (dont 5 par ko !) et 1 défaite sur le tapis vert pour avoir été inscrit par erreur dans une mauvaise catégorie au Championnat romand, en avril dernier !
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Hors championnat, Loïc Herzig (69 kg) a signé une bonne performance pour son troisième combat seulement face à Vincent Launaz (BC Monthey), débutant comme lui. Les juges ont certes attribué la victoire 2-1 au Valaisan mais ils n’ont pas vu le même combat que nous ! Loïc a réussi de belles frappes et de belles attaques au début. Il a placé quelques beaux crochets mais a été un peu bousculé au 2ème round, gêné par l’allonge supérieure de son adversaire. Il a raté quelques belles opportunités et a eu du mal avec la distance et les enchaînements. Il a encore touché plusieurs fois à la 3ème reprise, a mis la pression et a donné plus de coups mais le Valaisan a mieux finit que lui. Un juge a vu Loïc gagnant par 29-28, les deux autres ont opté pour Launaz par 30-27 et 29-28.
A noter le couac regrettable et honteux de la commission technique de Swiss Boxing qui a oublié dans l’un de ses bureaux en Suisse alémanique les ceintures des champions de Suisse à remettre aux gagnants ! Elle n’a eu à offrir aux participants qu’une vulgaire médaille sans aucune inscription et sans date, ce qui dénote un total manque de respect vis à vis de ses boxeurs licenciés. Plus nul, tu meurs !
Bertrand Duboux, 28.11.2016